YOOOOOOOOOOO....plait! --' hum ça commence bien! x)

YOOOOOOOOOOO....plait!  --' hum ça commence bien! x)
ALOOOOOAAAAAA ! :D

Vous êtes tous bienvenus sur cette heureuse fiction ! :)
J'me suis mise dans ce putain de pétrin qu'on appelle "Tokio Hotel" il y a un peu plus d'une année et je suis tombée dans ce tourbillon de fictions le 25 février 2007.
Cette fiction sera simple, juste pour mon plaisir.
Je ne préviendrai donc personne des mises à jour, je jetterai un oeil aux PUB mais si les fictions sont vraiment vilaines, je supprimerai les commentaires.


Sascha : Jeune journaliste trop soutenue par son père. Elle s'est forgée un dur caractère à cause de la jalousie des autres. Elle aime écrire depuis toute petite et laisse ses sentiments s'emporter sur une feuille de papier. Elle aime rire et partager ce sentiment avec les personnes auxquelles elle tient. Comme toute journaliste, Sascha est très curieuse et a toujours les questions les plus étranges à poser. Que ce soit en interview ou pas.


Sur ce, présentations terminées, je vous souhaite une bonne lecture. :)
Hélène

# Posté le mardi 05 février 2008 13:56
Modifié le mardi 24 juin 2008 17:21

[#1]

Dans une certaine rue de Berlin, quelque part dans le coin


(8) Et si tu n'existais paaas, dis-moi pourquoi j'existeraiiiiiis...(8)

... : Hum. Excusez-moi, continuez.

Joe Dassin venait de faire une belle entrée dans ce silence pesant. J'avais envie à moitié d'éclater en sanglot tellement le stress me rongeait et d'exploser de rire à la couleur cramoisi du visage de mon inspecteur. Non, ni l'un, ni l'autre, je devais rester sérieuse. Je reportai mon attention sur la route et resserai mes mains sur le volant. C'était la 5ème fois que je passais le permis, nan mais ne croyez pas que je suis un danger ambulant ! Pas du tout, seulement, la 1ère fois, j'ai failli écraser une grand-mère sur un passage piéton que je n'avais pas vu. (je tiens à préciser !) La 2ème fois, j'ai grillé un feu rouge PARCE-QUE il y avait un gugus à côté dans une autre voiture qui me narguait le saligaud ! J'ai craqué et j'ai appuyé sur l'accélérateur. J'crois que sur ce coup là j'm'étais trop cru dans le jeu Underground, j'avoue. La 3ème fois euuh j'crois que j'ai pas su où était la roue de secours ... Nan mais là aussi, j'étais pas habituée à une Wolkswagen, moi j'ai toujours eu des Punto ! Enfin bref, il fallait absolument que j'obtienne mon permis ce jour-même, après ce serait trop tard.

Je dû me garer en marche arrière simple. Il me posa ses 3 questions et c'était fini.
Bilan = J'avais écrasé personne, tout le monde pouvait ressortir de chez-soi sain et sauf !
Je descendis de la voiture, soulagée de retrouver le sol allemand sous mes pieds. L'inspecteur et le professeur d'auto école discutèrent ensemble, je me glissai derrière l'inspecteur et essayai de demander par gestes si c'était plutôt bon ou pas à mon professeur. Il inclina son pouce vers le haut, je ne pus le contenir et sauta sur l'inspecteur, lui glissant un bisou tout humide sur la joue. Je criai la première lettre de l'alphabet bien aigue, pétant bien les tympans et retournai chez moi à pieds sautillant sur les trottoirs.


Moi : J'suis rentréééééééééééééeeeeee !!

Grand silence, j'devrais m'y faire pourtant. Ca fait un peu 12 ans que ma mère est morte et qu'elle ne m'accueille plus les bras grand ouverts. Oh non, j'vous vois venir là avec vos fausses compassions, c'est bon, j'm'y suis faite, de toute façon je ne garde quasi aucuns souvenirs de ma génitrice alors bon. Une boule de poil se montra dans l'encadrement de la porte pour venir se frotter à mes pieds : Réglisse, mon ptit chat noir ! Je retirai mon blouson le laissant tomber sur le canapé en cuir blanc. Mes baskets spéciales "jeune conductrice" furent vite remplacées par une grosse paire de chaussons en forme de ballons de foot . (oui pour descendre les escaliers c'est un peu l'merdier j'dois l'avouer ) Je me dirigeai vers la cuisine, Réglisse dans une main, préparer un thé. Je récupérai ma tasse brûlante du micro-onde et déposai Réglisse sur le bar. Je portai mon attention sur un magazine attendant la venue de mon père.


L'papa : (enjoué) Alors combien de personnes à l'hosto ?!
Moi : (sourire) ...
L'papa : Aie aie aie ... une dizaine ?
Moi : (sourire) ...
L'papa : Quoiiii ? Plus que çaaa ?!
Moi : (sourire) ...
L'papa : ... (sourire, se bouche les oreilles)
Moi : KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA !!!!!!!!! ZE-RO ! Même pas une phalange cassée ! (sourire, sourire)
L'papa : (apparemment choqué) Nonnnn c'est pas vrai ! J'suis fière de toi ma fille, va voir dehors il y a une surprise qui t'attends devant l'immeuble. (sourire)

L'information mis du temps à arriver à bon port. Je sortis de l'appartement, descendis les escaliers 10 par 10, ouvris la lourde porte de mon cher immeuble. Une porsche, une porsche, pitiiiiié juste pour rendre malade cette bécasse de Brittany et ses talons hauts de 20 centimètres ! Rouge ce serait bien, mais si elle est jaune c'est pas mal non plus ... Bon maintenant on fait du repérage, pas de porsche en vue doit y avoir une erreur, l'vater a dû s'tromper, tant pis on remonte.


... : Alors ça te plaît ma ptite Scha-sa (oui le paternel fait du verlan qui a pour don de m'énerver)? (clignement des yeux)

Je relevai la tête, un regard noir porté à mes lentilles. Mon père au balcon du 3ème étage posait ses coudes sur la balustrade, un sourire laissant une vue impressionante sur ses vieux chicos.


Moi : (portant mon regard au loin) Ah ... tiens je vois ma porsche qui arrive, ouai c'est bien celle que j'avais commandé, ohh un super beau mec l'a conduit, j'parie qu'il était dans le colis celui-là !
L'papa : C'est bon, c'est bon..

Ouai ça marche toujours. Bien que mes 18 ans ne me collent pas du tout à la peau moralement, (ouai j'suis une vraie gamine) j'pourrais même dire physiquement parce-que je fais beaucoup plus que 18 petites années.


o_O Décris comme ça on dirait une super belle nana écervelée . C'est coule, ne vous fiez pas aux apparences.



Enfin bref, tout ça pour dire que mon père n'aime pas du tout que je parle de garçons jeunes, beaux en sa présence, fin le père jaloux quoi.


L'papa : ..regarde juste en face de toi, tu tournes légèrement la tête.
Moi : ... (ironique) Ah ah ah l'est super ce moyen de locomotion !

Un super vélocipède des années préhistoriques tout rouillé, tout déglingué, (un peu comme les dents de mon père muhaha) m'attendait, un air pathétique accroché au guidon.


L'papa : Ouai comme ça t'as même pas besoin de payer l'essence et tu vas pouvoir affiner tes saucissons qui s'appellent plus ordinairement ... des - jambes ! (rire de fouine mélangé à celui du cochon)
Moi : (choquée, over-choquée)

Je pris une de mes pantoufles "ballons de foot" à mes pieds et la balançai aussi loin que je pouvais pour attérir sur la belle face de mon papa que j'aime tant. Il courut se réfugier à l'intérieur suivi bientôt par moi, Sascha, fille de Hans-Edmon, jeune conductrice.
(bon j'aurais pu rajouter, brune, yeux marrons (avec lentilles couleur noix cassées (genre), mais les lunettes ça m'fait un style plus intello, plus brunch quoi ! :D), sosie de Vanessa Marcil en plus belle quoi mais ça faisait un peu vantarde, narcissique, qui s'la pète..ouai fin trop d'adjectifs ! x] )
# Posté le mardi 05 février 2008 14:49
Modifié le jeudi 28 février 2008 14:46

[#2]

Appartement 7, Büschingstrasse


Un dernier regard en direction de la glace, c'est bon j'étais prête. Je jetai un coup d'½il à la fenêtre ; le ciel bleu et les rayons du soleil m'indiquaient que je pouvais porter à la main ma veste marron. Je récupérai mon sac puis sortis de l'appartement. Je descendis une marche après l'autre, tout ça bien lentement. Arrivée enfin sur le trottoir, je jouai avec un trousseau de clé. Devant moi se portait ma superbe Mini Cooper verte que j'admirai. Je montai à l'intérieur de celle-ci à moitié anxieuse.


... : MINI PUNCH !!

Mon père m'envoya un coup de poing à l'épaule qu'il accompagna d'un big smile et moi, en temps qu'inculte, lui répondis par un grommellement et une tête comme 15 culs.


L'papa : Alors, t'es prête ma fille ?

C'est bien c'que j'disais, anxieuse ! Mais non, pas anxieuse de ma première journée de travail, pas anxieuse de casser ma première voiture. (ni anxieuse de tuer quelqu'un. --') Anxieuse de décevoir mon père. Je répondis par un simple sourire sincère puis par un coup d'accélérateur précédant le démarrage du véhicule.


■ ■ ■

... : AHHHHHHHHHH MAIS ATTENTIIIIION !! LE TROTTOIIIIIIR ARGGGGG !! MAIS LE LEVIER DE VITEEEEEEEEEEESSSE !!!
Moi : Papa !
L'papa : (geignant) gngniouuugniaaa
Moi : Papa ! On est arrivés ! Tu peux retirer tes mains de ton visage !

Ro toujours à faire son cinéma, c'était pas la descente du Niagara en bateau gonflable non plus ! Moi, j'avais trouvé que j'avais formidablement conduit ! :D Mon cher père descendit de la voiture un peu sous le choc. Il tapa du sol avec ses pieds plusieurs fois puis il cria dans toute la rue célèbre de Berlin :

JE SUIS EN VIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE !!


S'en suivit un « Louange à toi Seigneur ». Je me rapprochai de mon père, soucieuse de son état. (oui je sais, je suis une fille formidable)


Moi : Père, vous êtes sûr que votre état va vous permettre de couler des jours heureux encore longtemps?
L'papa : Mais oui j'vais m'en remettre, ne craignez rien Néfertiti !

Hum, excusez moi, ai-je une tête d'égyptienne ?


Moi : Moi qui comptait toucher l'héritage :)
L'papa : Hé c'est souvent les vieilles branches qui résistent le plus longtemps. Bon ! J'y vais ma fille ! Un rendez-vous de haute importance m'attend. (me chuchotant) Il paraît qu'on a un potin sur Santa Cruz de Tenerife! (reprenant à voix haute) Donc, tu vas à l'accueil, tu dis tes mensurations et la personne au bureau t'indiquera où tu dois aller. Bonne chance ma chérie !
Moi : ... Attends papa !

Il se retourna face à moi, interrogé par ce que j'avais à lui dire .


L'papa : Si c'est pour les mensurations c'était une blague !
Moi : (ironique) Ah booonn ? Tiens, j'savais pas. Ah papa t'es mon sauveur, j'sais pas c'qu j'aurais fais sans toi !
L'papa : Oui, oui je sais ! (reprenant un air sérieux (j'dois avouer qu'il est comique en mode « sérieux »)) Bon Sascha qu'est-ce que tu as à m'dire ?
Moi : Pourquoi ... tu me souhaites 'bonne chance' ?

Il prit un air surpris puis balbutia sur quelques mots pour finir par ne rien dire .


Moi : (déterminée) Je n'ai pas besoin de chance, je sais que je vais y arriver et sans l'aide de personne et encore moins de la tienne ! D'accord j'ai accepté de travailler sous tes ordres au NeueReporter et d'avoir mon père comme directeur mais ne crois pas que je vais te remercier pour ça. Que ce soit bien clair !
L'papa : (souriant) Je n'attendais pas mieux comme motivation !

Il n'a pas confiance en moi, c'est clair comme de l'eau d'Yves ! (rocher ... Yves Rocher... eau de roche ... laissez tomber --')


Moi : T'as pas confiance en moi hein ?! (sourire de 2 secondes)
L'papa : (agacé) Sascha tu vas finir par me faire arriver en retard ! Et c'est quoi ces questions à 3 francs 6 sous ?!
Moi : C'était pas une question, c'était une affirmation et sachez dorénavant Monsieur Reichter, que je me battrai pour arriver à votre niveau et à vous faire partir en retraite comme toutes personnes âgées de votre rang se doit.
L'papa : Décidément je suis fou de votre gniac mademoiselle ... comment déjà ?! Ah toutes mes excuses, votre nom ne m'est encore pas encré dans le crâne, peut-être que dans quelques années j'en aurais une idée. (tout sourire)

Il passa enfin les grandes portes de cet immense immeuble qui me foutait plus que les pétoches. C'était décidé. J'allais bien gagner ma vie, trouver un mec idéal, me marier avec, acheter une big maison, faire des piots et des ptits chiens ... Nan j'décone ! x) (Bon j'avoue, mon humour ne flane pas très haut mais vous pourriez au moins faire semblant de vous prendre la poilade du siècle) J'allais donc la prendre en main (ma vie hein) ainsi qu'impressionner Hans-Edmont Reichter.
J'avançai à grands pas enfin déterminée. Je poussai les 2 portes puis une fois franchie je m'arrêtai, effrayée, analysant toutes ces personnes pressées parce-qu'elles avaient un rendez-vous et qu'elles étaient déjà en retard, anxieuses car elles n'arrivaient pas à trouver les bons mots sur le prochain article qui fera la une du journal, stressées parce-qu'elles n'avaient plus de vie privée, étouffées par leur travail. Aucunes d'elles ne prirent le temps de se sourire en guise de remerciement, aucunes d'elles ne prononcèrent rien que le mot « bonjour » à l'idée de raviver la flamme des c½urs abandonnés, aucunes d'elles ne firent attention à une jeune personne, nouvelle, âgée de 18 ans, sans aucune expérience apeurée par ce monde trop indifférent, trop égoïste.
J'avalai une bouffée d'air bien méritée, puis me souvenant des dernières paroles de mon père, me dirigeai vers l'accueil.


Moi : Bonjour..
Femme d'accueil
: (marmonnant) oui, oui (me regardant) c'est pour quoâ ? (avec le regard bien blasé d'la vie)
Moi : Je m'appelle Sascha Reichter , je suis la fille du directeur et j'aimerais savoir où je dois aller.
Femme d'accueil
: Ah ! ...Vous êtes en retard !
Moi : Oui mais j'a...
Femme d'accueil
: (me coupant) Je m'en contre fiche ! Allez simplement au bureau 7 du 5ème étage et dépêchez vous, Monsieur Knoerzer n'est pas très patient !
Moi : D'accord.

Je pris les grands escaliers centraux, désespérée de la foule aux ascenseurs et arrivai bientôt au 5ème étage, rouge comme un poivron. J'avançai, les yeux sortis de leurs orbites. On se serait cru sur le terrain d'un jeu de rugby, un peu comme la pub pour je sais pu quel truc, les gens courraient dans tous les sens, les sonneries de téléphone poussaient la chansonnette, les feuilles volaient, les bureaux tombaient du ciel, les ordinateurs pleuvaient, les...ok j'm'arrête là. J'arrivai devant la porte de ce fameux bureau 7 et priai pour que ce chiffre me porte chance. (normalement no souçay j'étais née un 7 novembre, jour de gloire quoi) Je frappai 3 coups puis rentrai à l'intérieur. Une toute autre ambiance régnait à l'intérieur. Là, on se serait cru dans l'antre de Bouddha . Personne était dans la pièce, j'en profitai pour visiter un peu ce lieu culte. J'avançai d'un pas, ohhh un bonzaaïïïï ! Un autre pas, un autre bonzaïïï ! Encore un bonzaï, DES BONZAÏ TOUT PARTOUT ! *_* Tiens des coussins par terre, j'allai m'asseoir et méditer un peu . En position assise d'indien et les bras en l'air, je chantonnai : « BOUDDHAAAAA JE SUIS A TOIIIII ! »
Puis un toussotement me fit redescendre du pays des pseudo sumo aux crânes rasés. J'observai l'unique personne présente dans la pièce, c'était un homme, grand, un peu bâti mais pas trop, les cheveux bruns, des yeux marrons, un visage fin, un superbe sourire...canon quoi! 8D J'me demande comment il s'appelle. Oh une BS pareil doit avoir une copine, ptet même déjà une femme ... Il a l'air jeune quand même, 20 ans j'pense, oh ça fait que 2 ans d'écart c'est pas beaucoup hein. Ro il a des superbes yeux quand même, mais ... c'est bizarre il tire une drôle de tête quand même. HANLALALA évidemmennnnt j'le fixe depuis taleur l'pauvre, il doit s'demander c'qu'il a sur la tronche. Je décidai de me relever, furtivement, manquant de me ramasser.


Moi : Je..par..excu..suis Sascha Reichter.

Je lui tendis ma main qu'il serra, un grand sourire aux lèvres, gniiii, il a les mains douuuces ! x3


L'monsieur : Bonjour, je suis Michael Knoerzer !

Humm Michaeeeelll ! ^.^ xp Son prénom m'inspire. (a)


Mich' (c'est bon on est intimes maintnant) : Je vais m'occuper de vous pendant ces quelques jours, histoire de vous familiariser avec le métier !

Vas-y, c'est quand tu veux mon coco ! :D ... Han nan mais c'est paske vous croyez >_< C'est juuuuuste (rougis, rougis, rougis) ouai c'est bon taggleuh Sascha.


Mich' : Donc pour commencer, j'ai une petite interview et un article qui paraîtront dans notre magazine rien que pour vous ! Ce sera histoire de vous former... (sourire hannnn)
Moi : (sourire) ... (réagissant) QUOI ?! Tout de suite, là, maintenant ?! Pour quannnd ? Et l'interview c'est qui ? Où-quand-comment ?! (total paniqued, la névrosée surgit xD)
Mich' : Calmez vous ! L'interview se passera dans 3 jours, on a affaire à des capricieux, du moins leur manager, donc il vous faudra un minimum d'expérience, histoire de voir ce que vous valez...

Roo mais il arrête jamais de dire avec sa voix de boeuf « histoire de... » ça broute le chou kwa ! è_é J'suis djà sous le stress là.


Moi : (objective) Donc qui ? Où ? Quand et comment ?
Mich' : (terrifié) Ici-dans-3-jours-interview+photos !
Moi : (voix d'ogre) C'EST QUI ?
Mich' : (reprenant une voix de mâle avec son ptit sourire craquant) Et biiienn, puisque tu es plutôt jeune, limite ado...

Qu..quouuuaaa ??! Plutôt jeune OKAY mais limite ado PAS D'ACCORD ! >< Nah mais pour qui il s'prend lui ? J'y croiiis paaas. Tin pis vous avez remarqué qu'il m'a tutoyé, j'en suis sûre que c'est pour appuyer sur le fait que je sois une ado han !


Mich' : ...on a donc supposé, moi et toute l'équipe je précise, que tu étais fan du groupe Tokio Hotel, du moins que tu en avais entendu parler...

Tokio Hotel ? Nan mais c'est une blague ! J'suis fan de c'groupe pis quoi encore, j'vais aller mater les 2Befrites bientôt ?!


Mich' : ...donc ton reportage se fera sur eux mêmes ! ... (silence radio, le temps que j'm'en remette) Tu as quelque chose à ajouter ? (sourire)
Moi : ... (muette comme un croustibate)
Mich' : (sourire, il doit avoir une crampe) ... Histoi...
Moi : (le coupant) VOUS ... (inspiration) sentez bizarre. O_o
Mich' : Oh ba noooon j'ai mis une tonne de Axe ; plus t'en mets, plus t'en as ! (sourire de vainqueur)
Moi : (le dédaignant) Han cte honte !
Mich' : (se reniflant) Toute façon, j'sens pas mauvais !
Moi : Nooon , ça sent bizarre, dans la troposphère, vous trouvez pas ?
Mich' : (reniflant)
Moi : (reniflant)

On avait l'air bien comme ça ! On aurait cru des chiens en pleine phase d'accouplement, celle où le male séduit la femelle. Ahh mais c'est dégueux c'que j'dis o_o


Moi : Ca sent ... la soupe aux chouux ! >_>
Mich' : AH ! J'l'ai vu ce film ! Poilant ! xD
Moi : (relevant un sourcil) BREF tout ça pour dire que vous supposez mal et que je n'écoute pas Tokio ... Tokio machin là et que je suis bien mature et pas dans l'âge con...
Mich' : (me coupant) Vous voulez débuter dans la carrière de journaliste ou non ?

Je devais avouer que sa question m'embêtait bien. Il n'avait pas tort le Mich', on ne fait pas ce que l'on veut dans la vie. Si je voulais faire ce que j'avais dis dans l'heure précédente, je devais accepter que la vie n'était pas si facile. Ca n'aurait pas été marrant pour Bouddha sinon. De toute façon c'est qu'une interview et un reportage sur 4 ou 5 mecs qui font tomber les nanas comme des mouches. (faudrait ptet qu'ils changent de DEO et qu'ils mettent du Axe comme Mich' muuhahaha) Qu'est-ce que je risquais sinon ? (à part me taper une poilade en solo rien qu'en apercevant le chanteur x) ) Tomber sous leurs charmes ? J'en doute sérieusement ! Va falloir que j'me renseigne auprès d'eux ... et je connais exactement la personne qui faut !


# Posté le mercredi 20 février 2008 12:53
Modifié le mardi 22 avril 2008 15:37

[#3]

Sur une scène de concert ( ?! )


Moi : Alors tu veux bien, tu veux bien ?!
Addison : Quoi faire ?
Moi : T'as pas besoin de savoir, tu réponds juste par un oui !
Addison : Très bien ... (dans un mégaphone) non ! Jonas tu peux éteindre les lumières !
Moi : Pourquoiiiii ? C'est question de vie ou de mort, j'ai besoin de toi maintenant !
Addison : Sauf qu'en ce moment, je travaille, je serais libre euuh...ben consulte ma secrétaire ! (ironique)
Moi : Oui ben je suis une star de la chanson ça se voit pas ?

Elle me regarda, puis après un bon coup de rire, me fit :


Addison : Bon ok, c'est quoi ton problème ?

Je sortis un magazine de mon sac, en première couverture, le groupe phénomène Tokio Hotel.


Moi : C'est ça mon problème !

Elle arrêta tout mouvement puis plongea longuement ses yeux bleus dans les miens. Elle arbora ce sourire que seule Addison Pognez savait faire. Bien que du haut de ses 1m76 et de sa sombre frange désordonnée vous pourriez croire que c'est une fille extravertie, toujours à parler sans s'arrêter et bien ... c'est exactement ça ! Bien sûr pour connaître cette personne, réussissez déjà à percer la coquille de la fille timide, solitaire et insociable ! (oui j'en ai chié pour l'approcher) En bref, très compliquée cette Addison pleine de charmes et de surprises.
Elle détourna de l'½il voyant mon air sérieux puis descendit de la scène, traversa la fosse puis les gradins toujours suivie de moi. Nous arrivâmes dans une petite pièce où elle récupéra son sac et sa veste en cuir qu'elle ne tarda pas à enfiler. Soudain, elle cria : « j'prends ma pause !»
La première chose qui me vint au cerveau c'était : « ben ça va tranquille, ils peuvent prendre leur pause quand ils veulent dans c'métier ! » mais j'évitai de prononcer cette connerie que je venais de pondre pensant que c'était pour moi qu'elle faisait ça.


Dans un café de Berlin


Addison : C'est une blague hein ? Dis moi que c'est une blague !
Moi : Pas du tout. Je dois les interviewer dans 3 jours et en fait j'aimerais que tu m'en dises un peu plus sur eux .
Addison : Et pourquoi t'irais pas chercher des infos sur le net ?
Moi : Parce-qu'il y a moins de fiabilité ! Et puis, tu m'as jamais vraiment raconté ce qui c'était passé !
Addison : Gott, quelle imbécile j'ai fais en croyant que je pourrais oublier cette histoire !
Moi : Héhé tu pensais que t'allais t'en tirer comme ça muhaha !
Addison : (elle a les yeux révolveeeers, le regard qui tuuue...) ... Bon allez, pose-les tes questions !

Je pris mon sac et en sortis un bloc note et un crayon de papier.


Moi : Alors ... ils sont gentils ? Mignons ? Drôles ? Débiles ? ...Mauvais au lit ?
Addison : Saschaaa !!
Moi : (riant) Okay, okay, j'arrête ! Alors...comment tu les as rencontrés ?
Addison : Mais j't'ai déjà dit tout ça !
Moi : A bon ? C'est bizarre, j'm'en souviens pas ! Reprends tout depuis le début, il faut que j'me mette dans l'ambiance et dans leur tête surtout !
Addison : (voix moqueuse) Bonjour, moi c'est Addison Pognez. J'ai un problème et je viens pour la première fois ici en tant qu'anonyme !

Comme de par hasard, un serveur arriva pour demander si on avait besoin de quelque chose.


Moi : Bonjour Addiiison !

Puis je chuchotai au serveur « mais dîtes lui bonjour ! on est en pleine séance, c'est très important pour la patiente »


Moi : Aie !

Addison venait de me mettre un coup de pied dans la jambe, ça va, j'rigolais ! Le serveur conclu qu'il gênait ou qu'il voulait pas s'attarder avec des débiles enfin bref, il repartit direct .


Addison : Bon , je dirige les concerts de la préparation de la salle jusqu'au nettoyage..
Moi : (la coupant) Qu'avez vous ressenti à ce moment là ?
Addison : --' J'me suis sentie puissante et tyrannique à désigner les femmes de ménage uhlala !
Moi : (sourire d'enfant) Excuse-moi , (glousse) j'devais être psychologue dans une vie antérieure ! (glousse, glousse)
Addison : (rien à faire) Donc en passant par le réglage des lumières, des sons, l'arrivée des stars et la rencontre.
Moi : (la charriant) Ouuh la fameuse rencontre ! (regard vicieux)
Addison : (prenant la paille de son verre et commença à la mordiller) Naaaa mê tu voâââ (prenant légèrement une voix de pouf) y sont SU-PER sympa kwa ! Sôf k'voilà kwa, cey dey staars et el zon dey o-bli-gâ-ssions ! Tû comprends ma cheyriiii x3x3lovelovex3x3 ??!!
Moi : (rien pigé, désert total) ...
Addison : (continue à mordiller sa paille, prenant cet air que seule Blondass-poupée sait faire)
Moi : (m'emportant) NAN MAIS CA M'SIDERE !! Tu peux même pas rester 2 minutes sérieuses kwa ??!! (me rasseyant) Ah mey chte juure !

Elle reprit un air sérieux qui me fit reprendre mon air sérieux que j'avais essayer de dissimuler derrière un faux air sérieux okay bon laissez tomber.


Addison : Pendant 20 minutes, j'ai cru que j'allais les massacrer à coup de hache ; le concert allait commencer, les fans face à la scène étaient surexcités, la tension montait dans la fosse et la chaleur augmentait, un degré par seconde ... J'ai vraiment cru que j'allais mourir, soit tuée par mon boss qui aurait vu l'état de la salle, soit par un stress qui ne s'arrangeait pas avec le temps. Dans les 2 cas, j'mourrais et ça c'était pas coule. Alors j'ai marché jusqu'à leur loge, -limite le sol tremblait-, et puis après avoir affronté les 2 sumos qui me barraient la route, j'ai enfin pu accéder à leur intérieur. Au début, je voulais les engueuler de n'être pas encore sur scène à faire leur cabriole avec leur mains sur leurs instruments et leur dire qu'ils n'étaient qu'un groupe jetable, qu'on utilise une fois et qu'après on jette à la benne tout simplement parce-qu'ils n'avaient aucun talent et qu'ils se permettaient de rendre aphone les fans mais même les autres, ceux qui sont à l'arrière. Mais quand j'ai vu ce que j'ai vu ... j'ai fini par les engueuler parce-qu'ils avaient complètement retourné la loge ! Toute façon, j'devais ouvrir ma gueule et c'était fait, pas pour la même raison c'est tout. Et là je crois qu'ils ont vraiment failli faire dans leur froc, si t'avais pu voir la tronche qu'ils tiraient, ça valait toutes les versions des Hot Shot et encore ! C'était plus marrant ! Enfin bref, après leur concert ils se sont détendus dans les coulisses attendant le soir que toutes les fans soient parties. Et je ne sais comment ça c'est passé, ils sont venus rejoindre tous les régisseurs & Cie. Oui ça nous a tous étonnés parce-qu'on devait laissé « les stars » tranquilles dans leur pièce perso. Au début je voulais pas leur adresser la parole, pour moi c'étaient que des prétentieux qui se débrouillaient pas mal sur scène et en fait quand j'ai vu comment ils parlaient et se comportaient ! Tu vois, c'est pas du tout le genre de personnes célèbres qui prennent les gens pour des larbins. Non, au contraire, et puis ils parlent vraiment naturellement et tu sens qu'ils sont sincères. Enfin voilà, pis finalement, on a bien arrosé la soirée et on est tous sortis en boîte un peu joyeux. Voilà, FIN !

Elle me fit un beau sourire, puis l'air de rien, bu une gorgée de son café.


Moi : Oué j'attends la suite ...
Addison : Raaa tu m'énerves ! OKAY on était TOUS bourrés. Et moi j'arrêtais pas de boire et j'avais les images de plus en plus floues, je me contrôlais de moins en moins. La plupart des gens qui m'entouraient m'étaient inconnus. J'avais la gerbe et eux, ils me criaient tous « abschturt ! abschturt ! » ahhh j'leur aurais foutu là où j'pense de leur abschturt ! Après avoir réussi à me dégager de tous les mâles en manque de sexe autour de moi, j'ai réussi à aller aux toilettes de la discothèque qui n'accepte que les bourges et les stars, et on y entre pas si facilement que ça. Jme souviens de m'être passer de l'eau sur le visage et quand j'ai relevé la tête, dans la glace j'ai vu le reflet d'un Kaulitz. Ma première réaction ça a été d'être heureuse de voir enfin quelqu'un que je connaissais. Enfin c'était vite dit. Et puis après, ma deuxième réaction ça a été de me demander ce qu'il faisait dans les toilettes... Oui bon Sascha j'te rappelle que j'étais bourrée, pas la peine de te mettre à rire comme une dinde !
Moi : Ah oué mais quand même faut le faire ! xD
Addison : Bon tu veux la suite ou bien ? En plus c'est le plus intéressant... Non, en fait il m'a regardé droit dans les yeux, il faisait un peu peur bourré comme ça, j'me rappelle que j'étais pas très rassurée et puis il a arboré un sourire pervers. Il a fermé le verrou des toilettes, il s'est approché de moi et il m'a embrassé sauvagement. Puis après tu devines la suite, à moins que tu sois perverse au point de vouloir connaître les détails ...
Moi : Les détails !
Addison : Ca m'aurait pas étonné venant de toi . En fait, il m'a portée et m'a posée sur le bord entre les 2 lavabos, facile comme j'avais une jupe il avait juste besoin de baisser ma culotte...

Encore le serveur, il arrive toujours au bon moment celui-là.


Le serveur : Euh...je repasserai !
Addison : Et lui, baisser sa braguette et sortir le bistouri...
Moi : (la coupant) Oui nan en fait j'm'en fou ! Parle moi pas de tes ébats sexuels, tu veux que jfasse nuit blanche ou quoi ?!
Addison : Ca dépend de ce que t'appelle « nuit blanche » ! (sourire pervers)[/c]
Moi : ..Oh Addison j't'en prie ! ...Et alors il est bon le dreadeux ? Juste histoire de savoir.
Addison : Ben... C'était pas Tom. C'était Bill.
Moi : QUOI ?!! Mais...Maiiis comment c'est possible ???!!
Addison : Ah ah nan mais j'ai oublié de te raconter la partie avec Tom, tu veux savoir comment ça c'est passé ?
Moi : Ben explique moi tout, paske là je nage dans la boue !
Addison : Après avoir fait l'amour avec Bill dans les fameux toilettes ...(seule) n'empêche que c'était excitant !
Moi : Ouai j'ai djà fait, mais bon ça dépend quels genres de toilettes ! Le mieux, c'est sur le billard de ton patron !
Addison : Nan t'as djà couché avec ton patron alors que ça fait même pas un jour que t'y bosses ?!
Moi : Nan c'était avec mon patron d'une autre boîte, tsais quand j'bossais dans la discothèque et qu'on était tout le temps VIP !
Addison : Ah ouai je vois. ... Fin bref ! On est donc ressortis comme ci de rien n'était et on a réussi à retrouver les autres et après encore quelques bouteilles vidées, jme suis retrouvée cette fois avec Tom dans le carré VIP. On a parlé un moment et on s'est embrassés et contrairement à ce que jpensais, on n'est pas allés plus loin. J'pensais qu'il m'emmènerait dans un hôtel ou je sais pas vu la réputation qu'il avait. Mais au lieu de ça ... il s'est mis à pleurer.
Moi : Nannn ?
Addison : J'te jure ! Alors on est sortis dehors et il a commencé à faire un bad-trip, il me racontait tous ses malheurs..
Moi : Ah intéressant, de quoi il te parlait ?
Addison : Oh de sa célébrité, de sa fameuse réputation, de Nelly..
Moi : Ah c'est qui celle-là ? Une potentielle copine ?
Addison : Sa guitare ! --'
Moi : Il donne des prénoms à ses guitares ?! Intéressant..
Addison : Ah bon ? Ben tu devrais essayer de réconforter un mec en pleine démoralisation et complètement bourré qui pleure parce-que " Nelly " a une corde de péter, c'est beaucoup moins intéressant !
Moi : Mais si ! Psychologiquement parlant, le fait qu'il donne de l'importance à en donner un prénom à des objets prouve qu'il se sent prêt à être parent !
Addison : QUOUA ?! Nan mais n'importe quoi, j'pensais pas que le café te faisait un effet aussi néfaste que ça !
Moi : Bon, tu peux être plus précise sur ce qu'il disait ?
Addison : Ah vrai dire j'écoutais pas trop, j'étais fatiguée, et je riais pour rien. Enfin voilà, aucuns autres débordements de la soirée mais coucher avec Bill a failli me faire perdre mon bouleau ! Si quelqu'un l'aurait su , les problèmes que j'aurais eu, jte dis pas ! ... En tout cas, ces mecs sont vraiment trop bizarres. D'autres questions ?
Moi : ... Euuh c'est vrai que Bill est homo ?


_____________________________



Quelques minutes plus tard, Addison conclu que cette petite interview était terminé et qu'il était temps pour elle de retourner travailler laissant seule et soucieuse Sascha. Addison venait de lui raconter le scoop qui ferait la une de tous les journaux people mondiaux, ce qui pourrait anéantir le groupe en un rien de temps, ce qui pourrait démarrer réellement la carrière de notre jeune journaliste. Elle pensait déjà à la fierté et l'admiration qu'elle obtiendrait de son père d'avoir bousculer le phénomène planétaire en si peu de temps. Mais au fond, elle pensait aux personnes qu'étaient réellement ces membres de Tokio Hotel. C'est vrai ils étaient partis de si bas pour arriver tellement haut, c'était elle qui les admirait finalement et elle avait le pouvoir de changer leur destin. De toute façon, vu ce qu'elle venait d'entendre sur Tom, ça ne le dérangerait pas tellement d'arrêter sa carrière musicale comme il souffrait terriblement de sa réputation et des journalistes. Et pis après tout, elle ne les connaissait pas, alors pourquoi ça la dérangerait de briser la carrière musicale d'un groupe ?
Elle se leva ayant pris sa décision, récupéra son sac en cuir et déposa un billet sur la table.

# Posté le lundi 03 mars 2008 15:20
Modifié le dimanche 06 avril 2008 09:29

[#4]

Le surlendemain


___Kate était jolie comme ça. Ses boucles dorées lui tombant sur le visage, cet air enfantin, de parfaite insouciance, les yeux fermés. On aurait presque envie de la protéger la croyant vulnérable allongée à moitié nue sur le lit recouvert de draps blanc. « Croire » Ce verbe indécis, tellement plus facile, plus lâche que d'être sûr. Regardez une nouvelle fois la jeune femme en danger. Elle venait d'ouvrir les yeux et comme un coup de baguette magique, elle semblait forte et loin d'être désemparée. Elle passa sa main dans ses cheveux puis admira la scène devant elle. Seule, elle était seule, comme toujours. Elle prit un drap et recouvrit sa peau nue. Elle avait envie de vomir. Vomir et pleurer. Elle était toujours déçue de ce qu'elle faisait, de ce qu'elle pensait et croyait. Elle se leva, puis s'approcha de la fenêtre demi-ouverte, décidée à connaître quel con l'avait réveillée pendant qu'elle rêvait. Ca aussi, il fallait qu'elle arrête. Qu'elle arrête de rêver que les mecs veulent plus que tirer leur coup. Puis elle admira la scène qui se déroulait devant elle ; une Mini Cooper verte klaxonnait comme la boulangère du quartier à en faire péter les vitres, la personne à l'intérieur hurlait des injures à chaque voiture passante ; « Mais c'est pas vraiii, ET LE CLIGNOTANT C'était en option ?!! »
En fait, Kate n'était pas en colère contre cette personne, justement elle l'amusait et puis elle était plus en colère contre elle. Elle referma lentement la fenêtre et se dirigea vers la salle de bain . Une fois la tête au dessus des toilettes, elle régurgita ses derniers repas, croyant qu'elle ne prendrait pas une taille et quelques kilos en plus; comme ça elle plairait aux hommes. Voilà, « croire », mais Kate, elle, n'était vraiment pas sûre, alors elle n'avait pas d'autres solutions que de croire. Et elle se faisait encore plus mal, elle pleurait.


Au neue Reporter


Sascha venait d'entrer en trombes dans le grand hall. Elle était chargée de 3 gros classeurs remplis de feuilles plus quelques prospectus et papiers volants ainsi que son immense sac accroché au poignet. A s'agiter comme ça dans tous les sens, pour trouver le bon équilibre, elle allait bientôt, sous l'appel de son père, s'écrouler comme un château de cartes. 3, 2..


... : Scha-saaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa !

« MERDE, MERDE ET REMERDE !! »

Et pendant qu'elle ramassait toutes ses affaires éparpillées, plutôt que de l'aider, son père préférait connaître l'état de la voiture.


Le père : Alors ce matin, bien la voiture ?! Encore en état de rouler ? héhé :D
Sascha : Combien de fois faudra que je te dise de jamais m'appeler comme ça ?!
Le père : Et bien, une fois de plus je suppose ! (grand sourire, le retour des chicos, version 2 non censurée)
Sascha : T'étais pas censé répondre ! --' Bonn j vais être en retard à ce soiiir !!

___Elle monta les marches 8 par 8, décidément toujours en retard pensait la femme d'accueil. En effet, au 5ème étage de ce grand bâtiment à grande renommée les assistantes finissaient de préparer la salle pour la réunion, première pour Sascha. Et comme ci le destin avait voulu aider notre jeune journaliste, pendant que les travailleurs s'installaient, une des assistantes, un peu trop malhabile, un peu trop jeune, renversa maladroitement un verre d'eau sur une femme « de haute importance dans le milieu ! » vous aurez exclamé Sascha. Et elle vous aurait même raconter sa biographie : « Isabella Schwarz, issue d'une famille très aisée... » Oui elle aurait pu le faire, encore fallait-il qu'elle arrête de semer ses feuilles & papiers dans tout l'établissement ! Elle venait de foncer directement la tête baissée sur quelqu'un. Si elle n'avait pas été préoccupée à ramasser une nouvelle fois ses affaires, on aurait pu lui dire que le rentre-dedans n'était plus à la page de nos jours. Mais apparemment, elle, préférait les bonnes vieilles méthodes...

Sascha : (pensant...) Et allez une fois de plus Sascha ! Bravo ! Allez t'es bonne, regarde tes nichons bordel, et voilà en plus accroupie comme ça, on voit les 3/4 de ton putin de string, ro quelle vulgarité Sascha.

Elle releva la tête et remarqua la personne qui était en face d'elle, à rassembler ses affaires. Bizarrement, il souriait. Et elle, devint rouge de honte.


Sascha : (intimidée) Han me dîtes pas que j'vous ai foncé dedans et que j'ai pensé tout haut ?

Il se mit à rire et puis une fois tout ramené en un seul tas, ils se relevèrent tous les deux.


Le mec : J'vous le dirais pas mais c'est pourtant ce que vous avez fait !
Sascha : Oh jsuis vraiment gênée et désolée... mais surtout gênée quand même.
Le mec : (tendant sa main) Samuel Devein, mais tout le monde m'appelle Sam.
Sascha : Sascha Reichter

Puis elle serra la main de Sam et là, elle vit la montre. Elle lui tordit le bras pour apercevoir l'heure.


Sascha : HAAAAN jsuis grave en retard !

Elle lui arracha la pile de papiers des mains et se mit à courir dans l'interminable couloir.


Sascha : (de loin) Merci quand même !!

Sam la regarda s'éloigner envieux de cette réunion qui enthousiasmait Sascha. Il était, à son tour, tombé dans les filets des charmes de cette fille si mystérieuse.
Heureusement pour elle, quand elle entra dans la fameuse salle où la réunion se déroulerait, seulement quelques personnes étaient assises, les autres discutaient du beau temps et ... finissaient de nettoyer la salle. La fameuse assistante devait avoir quoi ? 19 ans à tout casser ! Sascha lui accorda un regard rempli de pitié, c'est surtout là qu'elle réalisa qu'elle était tout de même chanceuse de travailler ici.
Elle posa toutes ses affaires sur la grande table puis voulu rejoindre Michael qu'elle avait vu en arrivant mais celui-ci pria tout le monde de s'asseoir et la réunion débuta.


POV Sascha


BLABLABLABLA & BLA ! Ils arrêtent jamais de parler ces gens ou quoi ?! Rolala qu'est-ce que j'me fais chier ...


Une des assistantes : (me chuchotant) Un café ?

Ah ben voilà une occupation !


Moi : Il y a quoi comme café ?

Héhé elle va passer une heure à me citer tous les cafés muhaha


L'assistante : (répondant toute simpliste) Toutes sortes ! (sourire)
Moi : -_- Euh un Nesquik il y a ?
Mich' : HUM (riant niaisement) AhhaAHH elle est timide, à 18 ans, on sort tout juste du landau hein !
Moi : (regard « Saturation totale »)

Euh c'est quoi le problème ? ... Le nesquik ?


Mich' : ... Sascha..dis, tu veux bien te présenter histoire qu'on te connaisse un peu mieux !
Moi : Ah ben oui, si je veux avoir mon salaire à la fin du mois !
Mich' : AHAH j'vous l'avais dit, c'est une comique !

Grand silence --'


Moi : ...bon ben moi c'est Sascha Reichter et, je suis bien la fille de Monsieur Reichter. Mais s'il vous plaît ... faîtes comme ci je l'étais pas, merci.
Mich' : Bien ! Maintenant que tout le monde est intime...

Intime ! N'importe quoi ! Il est ptet beau mais qu'est ce qu'il en balance des conneries. Pitié Dieu, si jamais jcouche avec ce cas sos', faîtes que je sois bourrée, droguée, hypnotisée, manipulée & rémunérée !


Mich' : ...nous allons donc faire le programme de demain. Comme vous le savez, Sascha s'occupe de l'interview du groupe Tokio Hotel donc il faut que TOUT soit absolument bien organisé ! Leur heure d'arrivée est de 10h20, il y aura certainement des fans devant l'immeuble, Joris, je veux que tu me mettes des vigiles à partir de ce soir. Lena, tu prépares la plus grande loge...

BLABLABLA ET RE BLABLA pendant 2 longues heures, j'avais bien cru que cette réunion n'allait jamais se terminer. Surtout qu'il fallait que je termine de préparer mes questions, et de trouver comment j'allais incérer « LA CHOSE » qui me rendrait célèbre et qui mettrait les Tokio Hotel dans l'ombre. MUHAHAHAHAHAHHA ... --' bon c'est bon, rallumez la lumière et éteignez la lampe de poche ! Rire démoniaque et lumières effet "sous-terre" c'est dépassééééé !
Hé... mais en plus c'est pas des conneries !! J'vous jure, j'étais dans la salle de réunion toute seule et POUM plus de lumières. ... Chaii peuuuur.


Moi : (prenant un air sérieux et blasé à la fois) Hé hé bon je vous ai vu ! Rallumez cette lumière tout de suite !

Rien.
Merde ! D'habitude ça marche toujours ; la personne croit que je l'ai réellement vue (alors que c'était pas vrai) alors elle rallume la lumière et se met à chouiner parce que j'l'ai découvert. Fin bon, ça marche qu'avec mes petits cousins de 4 ans ! --'


Moi : Bon c'est pas drôle, en plus jvois rien bordel ! ... Cola ?

Pas de maya. Nul, nul et re-nul !
Je tentai tout de même d'avancer dans l'obscurité histoire de trouver l'interrupteur. Voilà que j'me mettais à parler comme Mich' on n'est pas sortis de l'hôtel ! ... Oui nan jme mets dans le bain de Tokio Hotel. ... Okay c'est nul. -_-


Moi : AIIIEUUUUUUUHHH !!

Voilà que je venais de m'écraser allonger au sol comme une crêpe ayant percutée un ONVNI. (Objet Non Voyant Non Identifié pour les incultes)


Moi : Il manquait plus que ça !! RRR C'est le vase qui déborde la goutte d'eauuuu !!! J'en ai maaaaarre ARRRRRRGGG
Voix de mâle : On dit pas plutôt « la goutte d'eau qui déborde le vase » ?

La lumière s'alluma enfin sur ...


Moi : Saaam ! Vous jouez encore à faire peur ?
Sam : Oui ... fin non ! Seulement avec Tomas ! (sourire) ... Et vous, vous aimez souvent être allongée par terre dans le noir à votre travail ?
Moi : --' Relevez moi au lieu de dire des bêtises plus grosses que vous !

Il prit mes 2 mains et me remonta à la surface.


Moi : Merci. ... Qu'est-ce que vous faîtes là ?
Sam : Et bien vous allez rire ! Je passais dans le couloir quand soudain, j'entends des cris, je m'approche de la voix et je vous trouve vous, étalée par terre ! C'est du comique ça hein ?!
Moi : -_- C'est qui Tomas ?

C'est marrant parce que si j'avais voulu, j'aurais pu me foutre de la vieille gueule qu'il tirait comme il venait de le faire avec moi. Mais vu qu'il avait l'air vraiment mal à l'aise, ma conscience m'a fait prendre la voix de la sagesse et éviter les remarques. (Oui je sais, j'ai hérité d'une superbe conscience (a) )


Moi : Désolée, j'ai été indiscrète, si vous voulez pas m'en parler, j'le prendrais pas mal ... même si...ATCHOUM !...suis allergique aux secrets. (sourire & yeux angéliques)

Il soupira puis s'assit sur la grannnde table de la réunion.


Sam : C'est mon fils.

___Etrange, suivant un frisson , cette phrase m'avait paralysée instantanément en une pierre. Je ne bougeais plus, ne souriais plus. J'aurais aimé lui posé des tonnes et des tonnes de questions. Connaître sa situation, l'âge de son enfant, et sa mère... Mais bizarrement, rien n'est sorti de ma bouche. De toute façon, je crois que c'était mieux pour tout le monde. J'aurais été encore maladroite dans ma façon de parler et puis... je détestais les histoires de ce genre, les histoires compliquées, les belles histoires de famille... Mon c½ur de petite fille sage était devenu un c½ur en pierre sans aucuns sentiments.

Sam : Sa mère et moi sommes séparés. Enfin de toute façon, est-ce que nous avions déjà été ensemble ? Comme un vrai couple ? J'en doute. Avec elle c'était juste une histoire de sexe, une histoire d'un soir... Et puis finalement, un petit bonhomme est sorti de ce léger égard.

« Egard » ? Pour lui, un enfant c'était simplement un égard, une histoire de baise oui ! Si j'avais eu les moyens de défendre, protéger la venue de ce Tomas, de cette erreur comme il osait dire, je lui aurais peut-être cracher à la figure qu'un enfant n'est pas qu'une simple coucherie entre 2 adultes, entre 2 personnes complètement inconscientes du sort qu'elles décidaient pour leur enfant.


Sam : A présent, Tomas est partagé constamment entre 2 mondes différents. Sa mère marié à un riche homme d'affaire vit dans le monde des paillettes, éloigné de toute réalité. Et puis moi, seul avec un salaire moyen ... enfin tu comprends, jsuis pas Causette non plus ! (sourire)

Il me regardait, libéré de ce poids, attendant une quelconque réaction venant de ma part.
Mais rien, je n'avais toujours pas bougé, j'en voulais à Sam de parler comme ça de son fils. De laisser une image de lui comme une chose non désirée. Pour moi c'était un être humain.
J'avais souffert dans mon enfance de l'absence de ma mère, je ne souhaite ça à personne. C'est trop dur à dépasser, trop dur à survivre. Rien qu'à l'école, les différences se montraient déjà. « Ta maman peut apporter un gâteau si elle veut pour la Tombola de l'école ». Puis je m'y étais faite au fil du temps, collège, lycée, année après année. Et voilà qu'on me ressortait ça sous mon nez comme un vieux repas pourri réchauffé au micro onde.


Moi : (déglutissant) Tu n'es ... qu'un ...pauvre con.

Voyant mon état, il vint vers moi, étonné et paniqué par mon attitude.
Et un peu violemment, je le repoussai jusqu'à la table, approchant mon visage un peu plus près de la sienne. J'y laissai quelques centimètres de distance et comme un dernier souffle, je glissai une nouvelle fois :

« Tu n'es qu'un pauvre con. »


Même pas le temps d'attendre sa réaction, je pris possession de ses lèvres. Je laissai passer quelques secondes, le temps que le poison fasse son effet. Oui, plus tard j'irais verrouiller la porte donnant aux couloirs arborant un sourire vicieux aux lèvres. Je me dirigerai lentement vers lui, tout en me dénudant et puis, la suite se passerai en douceur et sensualité, portant au c½ur un amour éphémère . Un baiser empoisonné.



Le lendemain matin, Spandauer Strasse, Neue Reporter



... : Bon allez tu respires Sascha ! Inspire, expire, inspire...
Moi : Bouuuuuuuuuuuhhh jveux pas y alleer Aloïïïs!
Aloïs : Mais si ! Tu vas voir, tu vas bien t'amuser ! En plus, j'en suis sûre que les Tokio machin, fin ton groupe là, ils sont hypra gentils.
Moi : Maiiiis ça j'm'en fou, c'est pour Sam que jveux pas y aller !!!
Aloïs : Bon écoute ! T'as fais une connerie avec lui..
Moi : Oh oui ! Une énorme !!
Aloïs : T'as cédé à la tentation..
Moi : Oh oui ! En même temps c'est qu'il est trèèès attirant ...
Aloïs : CE QUE tu ne referas JAMAIS ... et puis t'inquiète pas, tout le monde a le droit à une deuxième chance.

Elle est gentille Aloïs, c'est ma meilleure amie. Elle est mignonne comme un c½ur. Elle est toujours là quand ça ne va pas. Elle sait à l'avance quand tu vas mal alors que tu fais tout pour le cacher. Elle rigole toujours pour un rien. Elle ne s'inquiète de rien...


Aloïs : HAN LE VLA !!
Moi : QUOI ? OU CA ??!!
Aloïs : C'est une blague ! xD
Moi : Ahahah c'est ... comment dire ? ... Très, mais alors TRES marrant !

Elle a de longs cheveux blonds aussi. (ce qui explique de nombreuses choses, comme ses nombreuses blagues très fadasses) Elle a un teint beige avec les joues rosées, des yeux marrons de cochon (mais mignons quand même), elle a un visage fin, elle est grande et mince...oui bon c'est moi l'héroïne dans cette histoire !


Aloïs : Han Sascha, tu devrais vite prendre un foulard et cacher ton cou !
Moi : (blasée) Ahah qu'est-ce que tu vas m'inventer maintnant ?
Aloïs : Nan mais jte jure Sascha pour une fois, je dois dire que je ne raconte pas de bêtises !
Moi : (mimant un bâillement)
Aloïs : Quoi ? Tu ne me crois même pas ? Han jsuis sidérée ! Okay ... toute façon c'est toi, qui te tapera l'air con devant tes rockeurs !

Tiens à propos de ça, je dois aller parler à quelqu'un ...


Moi : Bon j'y vais, j'crois que j'arriverais à passer cette épreuve aussi difficile qu'elle soit !
Aloïs : Mais oui, tu vas trouver les bons arguments avec Sam, j'en suis sûre !
Moi : Ah t'as rêvée ? J'vais faire tout pour pas le croiser ! C'est ça, ma dure épreuve !
Aloïs : -_- On te changera jamais . On s'appelle ?
Moi : Ouep : )

___Et voilà qu'elle partait laissant le raisonnement de ses talons s'évaporer dans les airs.
Je jetai un ½il à mon bracelet-montre : 7h25
J'étais venu en avance pour être sûre de ne pas être bloquée à l'entrée. A cette heure-ci, seules quelques adolescentes attendaient dehors. Je les observai quelques instants, et l'envie d'aller les questionner me démangeait. De savoir pourquoi elles aimaient leur musiques, pourquoi elles étaient venues ici aujourd'hui, spécialement pour les voir, pourquoi elles adulaient tellement ce groupe. De mon étude que j'avais faite la veille, ils ne me semblaient pas si « magnifiques » que ça. Enfin j'allais bien voir par moi même, et je ne devais pas me perdre entre « fans » et « groupe ». J'entrai dans l'immense hall et puis commençant à avancer vers les escaliers, je remarquai que ... les ascenseurs étaient libres !! Bonheur pour moi. J'entrai donc dans la mini-pièce articulante et appuyai sur le bouton 5. Les portes se refermèrent et le rectangle de fer commença son ascension. Je profitai de la glace derrière moi, pour me remaquiller. Un coup de poudre, un coup de mascara, un coup de rouge à lèvres et le tour était joué.
Ding !
Les portes venaient de s'ouvrir, je décidai d'enfin sortir après avoir ramassé mes affaires éparpillées sur le sol pour les replacer soigneusement à l'intérieur de mon sac. J'avalai une grande bouffée d'air puis me résolu à avancer dans l'ombre de mon futur.
Ding ! Les portes se refermèrent .


# Posté le jeudi 10 avril 2008 15:36
Modifié le mercredi 14 mai 2008 15:39